Archive pour la catégorie ‘Bourse & OPCVM’
Le 15/01 je faisais le point sur un portefeuille de risque moyen composé le 1erjanvier 2009 d’OPCVM avec un investissement initial de 100 000 €. En voici l’image au 31 janvier 2010.

Après avoir introduit de la gestion flexible et convertible en dernière partie de 2009, nous avions, pour aborder l’année 2010 réduit la partie monétaire et renforcé la partie Asie Pacifique hors Japon.
Ce portefeuille a particulièrement bien résisté à la chute des marchés initiée depuis fin mars, en cause le niveau des dettes publiques en Europe et celui de la Grèce en particulier.
En effet si l’indice CAC40 à perdu au 21/05 13% depuis le début de l’année, notre portefeuille n’a rendu que 1,5%. Ceci tient bien sûr à son exposition plus sécurisée (risque de 5.7 sur une échelle de risque de 10), à sa diversification et aux savoir-faire des gestionnaires d’Amundi.
Parmi les OPCVM ayant permis le maintien de la performance citons :
- les obligations internationales AMUNDI OBLIG INTE
- la gestion flexible CA FLEXIBLE MULTICLASSE
- la gestion performance absolue AMUNDI STRATEGIE COURT TERME
- les Emergents AMUNDI ACTIONS EMERGENT
Les gestions actions françaises et européennes ont suivi à la baisse les indices.
C’est donc la prise en compte du niveau des dettes publiques qui a fait baisser les marchés. Les mesures prises dans le week-end du 07/05 ont, dans un premier temps rassuré, mais très vite la pression s’est étendue à plusieurs pays et aujourd’hui tous adoptent des plans de rigueur : Espagne, Portugal, Italie, France et même l’Allemagne. La cacophonie et le manque de cohésion au niveau européen accentuent les craintes et les incertitudes.
Les dettes impactent fortement la croissance, on observe que le différentiel de croissance entre un pays dont la dette est supérieure à 80% du produit intérieur brut et un pays à 30% est de 1 à 4.
La chute des marchés s’accompagne d’une chute de l’Euro qui progressivement s’approche des 1.2 $ pour 1 €.
La baisse des marchés ne s’arrête pas à l’Europe, c’est maintenant l’ensemble du Monde qui dévisse et ceci pour trois raisons :
- les dettes concernent bien d’autres zones et notamment le Royaume-Uni et les USA
- la zone Euro représente 30% de la richesse mondiale et un retour en récession de cette zone impacterait l’ensemble du monde y compris les Emergents
- la chute de l’Euro correspond à une dévaluation déguisée qui rend plus difficile les exportations des autres zones mondiales et renforce la compétitivité de l’Europe. Il convient de se rappeler que le Yuan chinois est lui même en phase d’appréciation par rapport au $.
A noter que les Emergents sont des pays en construction. Ils se comparent à un vaste chantier avec des arrivées massives de personnes qui viennent des zones rurales pour s’installer en ville il faut donc construire des logements, des infrastructures … Ainsi une partie importante de leur activité est liée à ce développement et ne dépend pas des exportations.
A noter également que la crise a relégué au second plan les problèmes géopolitiques, quelques tensions apparaissent ça et là mais le monde apparaît étrangement calme, ceci n’a pas pour habitude de durer.
Dans ce contexte nous appliquons à notre portefeuille OPCVM la stratégie suivante :
- plus de gestion flexible pour coller à la volatilité des marchés
- prise partielle de bénéfices sur l’obligataire
- préférence des actions américaines par rapport à l’Europe
- confirmation des positions émergentes.
C’est ainsi que début mai nous avons renforcé CA FLEXIBLE MULTICLASSE par arbitrage d’AMUNDI OBLIG INTLE et avons introduit un fonds actions américain ISR (Investissement socialement responsable) AMUNDI ACTIONS USA ISR par arbitrage des fonds AMUNDI SELECT FRANCE et ATOUT QUANTEUROLAND.
Après ces arbitrages et la baisse des marchés, le portefeuille à maintenant un niveau de risque de 5.4 contre 5.7 antérieurement, dans la situation actuelle c’est un niveau de risque fort !
En voici l’image au 26/05/2010.
Allez !! Encore un sigle bancaire « barbare » ou serait-ce une nouvelle fédération sportive (je vous laisse le choix de la définition) ?
En réalité il s’agit des Fonds d’Investissement de Proximité (F.I.P), ou, comment investir une partie de son épargne dans la croissance et le développement de PME régionales, dynamiques et savamment sélectionnées.
A l’heure où les fluctuations de marché sont récurrentes, où les valorisations des entreprises sont souvent liées à des spéculations et / ou des anticipations (plus ou moins juste) de marchés gagnés ou perdus, ce type d’investissement permet de rester centré uniquement sur l’aspect économique et social de l’entreprise (les entreprises sélectionnées ne sont pas cotées, ont moins de 250 salariés et moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires).
Deuxième avantage ; la diversité des entreprises, mais aussi leur implantation géographique. Dans un F.I.P., les entreprises doivent être régionales (maximum sur 4 régions administratives voisines) et sont choisies parmi la diversité du tissu économique de ces régions. Nous pouvons aussi bien trouver des PME dans le domaine pharmaceutique que dans la fabrication de portails aluminium…
Troisième avantage (pour ce qui concerne les F.I.P que nous sélectionnons) : la qualité dans le choix des PME. La société de gestion en charge de ce travail, est composée d’industriels aguerris à l’économie et aux réalités géographiques de nos régions.
Enfin, dernier avantage : Votre effort pour le développement économique du pays est reconnu au travers d’une réduction fiscale. Celle-ci est différente selon qu’il s’agisse d’un F.I.P ISF (impôt de solidarité sur la fortune) ou d’un F.I.P I.R.P.P (impôt sur le revenu) :
- Pour le F.I.P ISF : la réduction sur votre impôt ISF est égale à 50% de la partie des fonds du F.I.P investis directement dans les PME (en général 60% du montant des fonds collectés sont investis dans les PME, soit une réduction fiscale de 30% de la souscription). La part restante (en moyenne 40%) est investie sur des produits financiers (monétaires et obligataires) et donne droit à une réduction fiscale sur l’IRPP de 25% (donc 25% de 40% = 10%). Au total ce sont bien 40% de votre investissement qui donnent droit à réduction fiscale.
- Pour le F.I.P IRPP, la réduction est égale à 25% de la somme souscrite.
…Résumons-nous avec deux exemples:
- Vous souscrivez 10 000€ de FIP ISF (à souscrire avant le 14 juin); vous bénéficiez de 3 000€ de réduction fiscale sur votre imposition ISF et 1 000€ de réduction sur votre impôt sur le revenu, soit un total de réduction fiscale de 4 000€.
- Vous souscrivez 10 000€ de FIP IRPP (commercialisés en fin d’année fiscale). Vous bénéficiez d’une réduction fiscale égale à 25% de la somme souscrite soit 2 500€ de réduction sur votre prochain impôt sur le revenu.
Il s’agit véritablement d’un investissement responsable, où le souscripteur participe activement au développement économique de nos régions mais cela implique certaines règles et comporte une dose de risque :
- L’investissement est sur le long terme (10 ans) et seule la société de gestion choisie, dans cet intervalle, la date de remboursement des parts.
- L’investissement est limité à 12 000€ pour un célibataire et 24 000€ pour un couple marié.
- Il n’y a aucune garantie sur le capital (mais les plus values éventuelles sont exonérées de toute imposition à la sortie, hors contributions sociales, et ne sont pas reportables, pour les F.I.P ISF, dans la déclaration ISF).
- La somme investie dans ces fonds ne devrait pas dépasser 10% de votre patrimoine financier en raison du risque vu ci-dessus et de la non liquidité du produit .
Voilà la présentation d’un investissement souvent méconnu, au nom de code, certes un peu “barbare”, mais si vous vous sentez l’âme d’un investisseur régional, et que vous ayez la volonté de diversifier votre patrimoine financier, le F.I.P est certainement une bonne alternative.
Lilian MAUME
Depuis le début de la semaine les marchés financiers sont en forte baisse, en cause le niveau des dettes publiques en Europe et surtout celle de la Grèce qui apparaît désormais insoutenable.
Quelle est la situation ? Voyons quelle attitude il convient d’adopter pour votre patrimoine.
Les agences de notation très critiquées lors de la crise des “subprime” pour leur manque de visibilité et de réactivité ont frappé fort. L’agence Standard and Poor’s en dégradant le 23/04 la note de la dette grecque de 3 crans a placé le pays en situation de quasi insolvabilité. Les taux grecs sont montés à 8%, puis à 11% mardi et jusqu’à 16% alors que l’Allemagne dans le même temps pouvait emprunter à 3,1%. La pression s’est étendue à deux autres pays : dégradation de 2 crans pour le Portugal et d’un cran pour l’Espagne. La note de ces deux pays reste bonne notamment pour l’Espagne. L’ensemble de la zone Euro subit une attaque spéculative sur les taux et se trouve ainsi sous pression avec l’obligation de trouver avec l’aide du FMI des solutions pour sortir à court terme la Grèce de sa situation financière et à moyen terme pour réduire de manière drastique les dépenses publiques. L’enjeu est de corriger les déficits, assainir les finances publiques, ceci passe par la remise en cause des systèmes existants.
Les entreprises en première ligne sont les assureurs. En effet ils investissent en moyenne plus de 30% de leurs actifs dans les obligations d’Etats qui représentent la meilleure signature. C’est cette signature qui est aujourd’hui remise en cause pour le cas de la Grèce. Parmi les assureurs, les italiens sont les plus exposés à la dette grecque.
A côté des préoccupations européennes, l’économie mondiale montre de plus en plus de signes de reprise.
L’économie émergente a retrouvé voire dépassé son niveau d’avant la crise, la croissance est supérieure à 10% en Chine, les risques de surchauffe amènent le gouvernement à limiter le crédit et à prendre des mesures pour enrayer la bulle immobilière.
Aux USA plusieurs indicateurs sont positifs : l’immobilier neuf progresse, les prix de l’ancien après une chute de 30% par rapport au point haut de 2006 se stabilisent, mais c’est surtout la création de postes qui repart. 120 000 emplois crées en mars, entre 100 000 et 200 000 sont prévus pour avril et un niveau supérieur à 250 000 est attendu pour les mois suivants. Grâce à l’emploi, la confiance des consommateurs est remontée de 52 à 59% le mois dernier.
En Europe même si des signes de reprise sont présents nous ne sommes pas sur la même dynamique. Les problèmes de dettes occupent le devant de la scène. Cette situation va nous conduire à une hausse des taux longs qui peut remettre en cause la reprise. Nous sommes dans la dernière phase du processus, la Grèce doit trouver 45 mds par an, elle doit rembourser dès le 19 mai 9 milliards d’€. L’Allemagne où des élections difficiles pour la coalition au pouvoir auront lieu le 9 mai, retarde sa prise de décision.
La prime de risque sur l’Euro provoque une dépréciation forte de notre monnaie, qui vient de perdre 10% en revenant à 1,31 dollar pour 1 €, elle pourrait aller jusqu’à 1,25 voire 1,20 $ pour un 1 €.
L’affaiblissement de l’Euro redonne de la compétitivité aux pays exportateurs européens, il est pour l’Allemagne et pour la France un facteur de croissance.
L’économie mondiale avance donc à trois vitesses : très fort développement pour les Emergents, reprise qui se confirme aux USA mais avec un niveau de chômage qui reste très haut (10%), croissance faible en Europe remise en cause par les dettes publiques.
Le problème des dettes est structurel, il va nécessiter plusieurs années pour se régler et générer des phases de tension telle que celle actuellement vécue. Il s’agit d’une négociation entre les prêteurs et les gouvernements sur un plan de réformes. La Grèce doit ainsi s’engager à réduire son déficit de 10% en 2 ans!
Deux scénarii cohabitent : un scénario noir dans lequel les pays en extrêmes difficultés sortent de la monnaie unique et un scénario moins dur dans lequel les pays sont aidés et corrigent de manière durable leurs déficits.
Même si dans les dernières semaines la probabilité du scénario noir qui remet en cause la reprise mondiale s’est très fortement renforcée, nous privilégions à court terme le second scénario.
Dans ce contexte nous prévoyons cependant une réticence des prêteurs privés à alimenter les Etats provoquant une hausse des taux longs. Les indices boursiers devraient continuer à évoluer en forme de tôle ondulée.
Si nous dépassons les problèmes de dettes et si des mesures crédibles sont prises nous devrions avoir une année positive sur les marchés actions.
Pour votre patrimoine, il convient de renforcer la partie sécurisée sur les produits tels que les plans, livrets et dépôts à terme.
Pour les obligations, il convient de s’orienter vers des obligations d’entreprises, pour les actions de rechercher des performances dans les pays émergents.
Sur le patrimoine existant il convient de sécuriser les plus values obligataires et actions.
Le 22 janvier, je faisais un point sur le portefeuille d’actions en direct constitué à partir de la sélection de valeurs proposée par notre courtier en ligne CA-Cheuvreux. Entre temps Cheuvreux a gagné pour la seconde fois consécutive le premier prix pour ses recommandations sur les valeurs européennes.
Au 31/12 le portefeuille composé en juin juillet 2009 avec 64 084€ présentait une plus value de 11 818 € et se composait ainsi :

Depuis, les modifications du tableau ci-dessous ont été apportées. Je vous rappelle que les utilisateurs d’INVEST-STORE Intégral disposent gratuitement de ces conseils. Vous les retrouvez le vendredi en consultant la revue hebdomadaire menu Analyse/ Côté Bourse/ Hebdomadaire. C’est un moyen simple de gérer un portefeuille en consacrant environ ¼ d’heure à la lecture de cette revue et en appliquant les recommandations. Dans le même menu le guide des valeurs vous donne tous les mois une opinion sur les 700 valeurs suivies par Cheuvreux.
|
Dates |
Valeurs |
Sens |
+ – Values |
| 19/02/2010 | THALES |
Vente |
- 796 € |
| MEDIASET |
Vente |
+ 831 € |
|
| EADS | Achat |
|
|
| DANONE | Achat |
|
|
| SODEXO | Achat |
|
Voici l’image du portefeuille au 20/04/2010.

Par rapport aux 64 0840 € investis initialement il présente une évolution positive de 16 295 € soit 25 %.
Vous noterez que la sélection de valeurs progresse de presque 8% depuis le début de l’année à comparer aux 2,20% de l’indice CAC40. Cette performance est réalisée essentiellement par les valeurs entrées à mi-février, notamment : Vallourec (+ 26%), STMicroelectronics (+29%), Capgemini (+ 12%), ADP (+13%)
Si vous avez suivi les conseils sur ce portefeuille il convient de prendre les bénéfices, pour le moins sur les valeurs dont la performance est supérieure à 20% (Vallourec, STMicroelectronics Carrefour, RWE ).
En effet les premiers résultats trimestriels sont bons, l’environnement économique plus favorable, mais des secousses très marquées sont à attendre du fait des dettes publiques.
En ce qui me concerne, je vais conserver les positions tout en appliquant les modifications proposées au fil des semaines par Cheuvreux.
Dans les prochains jours je ferai un point sur le portefeuille OPCVM.
Déjà 45 ans que naquit le Compte Epargne Logement (C.E.L) de la volonté de l’état à une période propice à l’expansion économique et une démographie positive importante. Il fallait donc aider pour pouvoir loger tout le monde !!
Le C.E.L peut paraître « Petit » par son taux d’épargne (bien que largement supérieur au taux de la trésorerie classique et sans aucune fiscalité), mais « Maous costaud » car couvrant de multiples possibilités, et surtout simple et utile.
Le C.E.L c’est pour qui ? Et bien pour tout résident fiscal français, tant les mineurs que les majeurs avec la possibilité d’en détenir un par personne tous établissements bancaires confondus.
L’avantage principal se trouve dans la possibilité de financer l’acquisition ou les travaux d’un bien immobilier, et ce à un taux de 2.25%.
La plupart d’entre nous savent que ce prêt peut financer la résidence principale et / ou ses travaux, la résidence secondaire ou locative (s’il s’agit de la résidence principale du locataire), mais plus rarement que ce type de financement peut convenir pour l’achat de parts de SCPI (par exemple la SCPI PREMELY HABITAT dans le cadre de la loi Scellier) mais encore pour les clôtures, terrasses, et même viager (pour la valeur du bouquet), travaux d’économie d’énergie, etc.
Vous conviendrez aisément que détenir un « volant » de trésorerie sur un C.E.L est gage de sécurité et surtout de multiples possibilités dans le financement de vos projets immobiliers les plus variés. Derniers points d’importance, les droits acquis peuvent être cédés aux membres de la famille (conjoint, ascendants, descendants, frères, sœurs, neveux, nièces…) et peuvent se cumuler aux droits acquis de votre Plan d’Epargne Logement (P.E.L).
Florence Silva, Service Epargne.








