2011 a connu de nombreuses crises. Au « Printemps arabe » qui a précipité la chute des régimes tunisien, égyptien et libyen, a succédé le 11 mars le séisme et le tsunami japonais engendrant la catastrophe de Fukushima. En juillet, les USA ont perdu le triple A faisant craindre un retour en récession du monde. Depuis c’est la crise de la dette européenne qui domine, c’est en Europe que se concentrent les difficultés.
Face à cette avalanche d’événements, les investisseurs ont plébiscité les valeurs « refuge » et les biens réels : Or, immobilier, $. Les actions ont continué à être délaissées, leur valorisation par rapport à leur bénéfice se situe au niveau des années 1970, elles offrent des rendements surprenants. Ainsi, une grande partie des valeurs du CAC40 ont une rentabilité supérieure à 5 %, jusqu’à 12% pour France Télécom. Les dettes d’Etat sont beaucoup moins recherchées, les dettes d’entreprises offrent de bons rendements mais sont rares, les devises (Dollar, Franc Suisse, et Yen) se sont appréciées face à l’Euro.
Après une courte période d’accalmie, la perte du AAA français et autrichien et les dégradations supplémentaires de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal nous rappellent que la crise de la dette est loin d’être terminée et que, même si la situation semble s’améliorer aux USA et dans le reste du monde le véritable redémarrage de l’économie mondiale est lié à la résolution politique de la crise européenne.
Quels placements privilégier en 2012 ?
Dans ce contexte, on privilégiera la sécurité et la rentabilité en réduisant l’impact fiscal. En effet, la fiscalité s’est encore alourdie : les prélèvements sociaux sont désormais à 13.5%, le prélèvement forfaitaire est passé de 19% à 24% pour les intérêts, et à 21% sur les plus values mobilières.
Il convient d’utiliser en premier les livrets défiscalisés : livret A et livret de développement durable. Puis, n’oublions pas le PEL et ses dérivés. En effet, vous obtiendrez 3.2% nets avec un “Carré Bleu 4 ans”. Les dépôts à terme offrent aussi un bon compromis entre rendement et durée d’investissement.
Deux autres types d’investissements restent très peu fiscalisés : l’assurance vie et le placement actions.
Les fonds euros de l’assurance vie délivreront 3% en moyenne pour 2011, ils sont sûrs et garantis. La rémunération d’un fonds euro est dépendante de trois éléments : le rendement des obligations pour environ 80%, les actions et l’immobilier pour environ 20%. En 2012, leur rémunération devrait rester stable. Si vous êtes peu fiscalisé et que vous n’avez pas de problèmes de transmission, vous pouvez au moins temporairement réarbitrer ces contrats, en préférant un investissement sur les dépôts à terme, plans ou parts sociales.
Pour les actions, sans prendre de risque vous pouvez acquérir des parts sociales de banques mutualistes elles ont une bonne rémunération et, placées dans un compte titres ordinaire leur dividende bénéficie de l’abattement général de 40% puis de l’abattement individuel (1525 € pour une personne seule 3050 € pour un couple) autant dire que pour la majorité d’entre vous la fiscalité se limite aux prélèvements sociaux (13.5%).
Pour les patrimoines importants, n’hésitez pas à démarrer ou à compléter un placement PEA, il ne supporte que les prélèvements sociaux, sa sortie en rente est défiscalisée, et aujourd’hui grâce aux OPCVM et aux trackers votre investissement ne se limite pas à l’Europe.
Enfin le placement immobilier. C’est un incontournable de votre patrimoine mais, attention, pour un patrimoine important n’empilez pas ! Là encore, il faut diversifier. La partie immobilier ne doit pas représenter plus de 50% de votre patrimoine.
Les économistes de CA S. A. prévoient, pour cette année, une baisse des prix de l’ancien d’environ 5% et une stabilité des prix du neuf.
Bref, nous traversons un moment un peu compliqué, il est prudent de faire un point avec votre conseiller !




