Cette semaine, Jesus de Blas de notre filiale Espagnole Mercagentes nous propose un commentaire sur la situation de l’Espagne vue depuis l’autre côté de la frontière. Pour ceux d’entre vous qui lisent l’espagnol, je vous propose le texte original, pour les autres, vous trouverez en deuxième partie la version française.
Merci à lui.
Si algo tenemos claro en Europa, independientemente de cuál es nuestro país, es que 2011 ha sido un mal año y que 2012 también va a ser muy complicado. Sin embargo, fuera de esta dura realidad, nuestra percepción puede quedar distorsionada por las informaciones que recibimos sobre la situación y actitud de cada nación.
Más que nunca la información es poder, y en una crisis de confianza como la actual, las opiniones, rumores o comentarios que se vierten sobre determinados países pueden ahondar más, si cabe, la grave crisis que sufren.
Por eso me gustaría aportar otra visión sobre España, más realista, a mi entender, que la que la prensa internacional y sobre todo anglosajona refleja, huyendo de expresiones descalificadoras como la famosa P.I.G.S. para referirse a Portugal, Irlanda, Grecia y España, pero sin obviar los clamorosos errores que hemos cometido.
Para empezar, algunas cifras referidas a los mercados financieros. Si bien las palabras España e Inversión parecen antagónicas, lo cierto es que en 2011 la Bolsa española, medida por el Ibex 35, ha bajado menos que otros índices europeos, incluyendo el EuroStoxx50, y la tan vapuleada banca cotizada española ha retrocedido en Bolsa menos que la media de la banca europea, sin recibir ni un euro de dinero público, a diferencia, por ejemplo, de la banca inglesa, masivamente rescatada por el Estado, actual accionista mayoritario de buena parte de su sistema financiero.
Sin embargo, este mejor comportamiento de los mercados financieros contrasta con las terribles cifras de paro, el retroceso de la actividad económica, los excesos inmobiliarios, o el despilfarro y uso indebido de dinero público llevado a cabo durante años por parte de los gobiernos locales (ayuntamientos y autonomías) o del propio gobierno central.
Es algo que no podemos ignorar ni esconder, pero debemos explicar al resto de socios de la Unión y a sus ciudadanos que queremos y debemos corregir estos errores, y lo vamos a hacer, pero necesitamos tiempo, algo que los mercados o las agencias de rating no conceden.
Posiblemente, lo único positivo que nos puede dejar esta crisis es que reformas que en unas circunstancias económicas y sociales más favorables necesitarían años, se van a realizar en semanas o meses, incluso a nivel europeo, y con ellas y un poco de paciencia podremos salir de esta situación. En este sentido, durante el primer trimestre de 2012 se van a dar en España pasos importantes, fijando límites de gasto, reformando el sistema financiero y el mercado laboral.
Reformas al margen, no es menos importante resaltar la enorme diferencia existente entre el País Vasco y otras regiones españolas. Por fortuna, en nuestro territorio contamos con un sólido tejido industrial, con clara vocación exportadora, unas administraciones que han gobernado con prudencia y rigor en tiempos de bonanza y que han permitido que los niveles de deuda, paro y crecimiento económico se comparen muy favorablemente con el resto del estado, lo que se refleja en unas calificaciones de deuda superiores.
Confío en que estos breves comentarios sirvan para clarificar un poco la situación en la que nos encontramos y desde Francia miren al sur, sobre todo a su vecinos más cercanos, con un poco más de optimismo.
Jesús de Blas Mercagentes- Crédit Agricole
Bilbao, Enero 2012
Une autre vision depuis l’autre côté des Pyrénées.
Ce qui est clair en Europe, et ce sans parler uniquement de notre pays, c’est que 2011 a été une mauvaise année et que 2012 va être aussi très compliquée. Cependant, mise à part cette dure réalité, notre perception peut être déformée par les informations que nous recevons sur la situation et les actions réalisées par chaque nation.
Plus que jamais l’information est pouvoir et, dans la crise de confiance actuelle, les opinions rumeurs ou commentaires qui se répandent dans certains pays peuvent creuser, voire aggraver la crise qu’ils connaissent.
C’est pour cela que j’aimerais donner une autre vision de l’Espagne, plus réaliste à mon avis que celle de la presse internationale et surtout anglo- saxonne; rejeter les expressions méprisantes comme la très connue « P.I.G.S . » qui fait référence au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce et à l’Espagne; mais sans oublier les évidentes erreurs que nous avons commises.
Commençons par quelques chiffres au sujet des marchés financiers. Même si les mots Espagne et investissement paraissent antagonistes, ce qui est sûr, c’est qu’en 2011 la bourse espagnole, représentée par l’IBEX 35, a moins baissé que les autres indices européens y compris l’EuroStoxx50 et que les banques espagnoles, si décriées, ont moins baissé en bourse que la moyenne des banques européennes sans recevoir un seul euro d’argent public, à la différence, par exemple, des banques anglaises massivement sauvées par l’état, actionnaire majoritaire actuel d’une bonne partie de son système financier.
Cependant, le meilleur comportement des marchés financiers espagnols contraste avec les terribles chiffres du chômage, le recul de l’activité économique, les excès immobiliers ou le gaspillage et l’emploi inapproprié de l’argent public pratiqué à outrance pendant des années tant par les gouvernements locaux (mairies et régions) que par le gouvernement central.
C’est quelque chose que nous ne pouvons ni ignorer ni cacher, mais nous devons expliquer au reste des membres de l’Union et à leurs compatriotes, que nous voulons et devons corriger ces erreurs, et que nous allons le faire, mais nous avons besoin de temps, ce que les marchés et les agences de notation ne nous donnent pas.
Probablement, le seul point positif laissé par cette crise sera que les réformes, qui, en des circonstances économiques et sociales plus favorables mettraient des années à se réaliser vont l’être en quelques semaines ou mois y compris au niveau européen, et qu’avec un peu de patience, nous pourrons sortir de cette situation. C’est ainsi qu’au cours du premier trimestre 2012, l’Espagne va faire des avancées importantes, en fixant des limites pour les dépenses, en réformant le système financier et le marché du travail.
Mis à part les réformes, il n’est pas moins important de faire ressortir l’énorme différence existante entre le Pays Basque et les autres régions espagnoles. Heureusement, sur notre territoire nous avons un solide tissu industriel tourné vers l’exportation, des administrations qui ont gouverné avec prudence et rigueur en des temps d’abondance et qui ont permis que les niveaux de dette, chômage et croissance économique se comparent très favorablement au reste de l’Etat, ce qui se traduit par une meilleure note de la dette.
Je souhaite que ces brefs commentaires servent à éclairer un peu la situation dans laquelle nous nous trouvons et, que de la France, on regarde vers le Sud et notamment les voisins les plus proches avec un peu plus d’optimisme.
Merci pour votre indulgence quant à la traduction.





Buen artículo!
No somos mejores ni peores que otros. Sólo estamos más o menos despiertos…
Sin embargo los datos son esos.
Deuda pública española : 70% del PIB. Deuda privada (empresas y familias) española : 320% del PIB…. y la destrucción de empleo no tiene fin (servicios).
Tienes razón de destacar que el gobierno autonómico del País Vasco es el menos endeudado, así que existe margen para hacer frente con audacia.
http://politikon.es/entredatos/2012/01/13/la-deuda-agregada-en-las-comunidades-autonomas-gobierno-empresas-ayuntamientos-y-diputaciones/
Gracias por este otra vision sobre espana. Pienso com vosotros que hay una enorme diferencia entre el País Vasco y otras regiones españolas.