Deux banquiers se rencontrent et bien évidemment, en ce début d’année, ne peuvent s’empêcher de parler rémunération de l’épargne.
Le premier, plutôt déconfit par les résultats du CAC 40, se trouve démunit face aux demandes de ses clients. Actions en direct ou OPCVM, le marché est morose et il ne connait même pas les conseils de PG investisseurs …
Le second, plus serein, lui dit : regarde cette courbe, je propose cette valeur (en rouge sur le graphe) à mes clients de longue date. La rentabilité est régulière et le capital n’est pas volatil. Du coup, je leur propose une diversification de leur épargne en valeur mobilière, en profitant des avantages fiscaux … mais en toute sécurité, et pour eux et pour moi !

Le premier s’étonne : ” Mais qu’est ce que c’est ?”
Le second : “Les parts sociales de ma banque !”
Et le premier de s’exclamer : ” Mais, je n’en ai pas !!”
Et non, il n’en a pas, car il ne travaille pas dans une banque mutualiste .
Alors, la PART SOCIALE, connaissez-vous ?
Vu le rendement comparé ci-dessus, peut-être êtes vous curieux d’en savoir plus…
Soucrire des parts sociales d’une banque mutualiste revient à acquérir une petite partie du capital d’une de ces Caisses Régionales, le Crédit Agricole Pyrénées Mutuel Gascogne en l’occurence.
C’est comme une action mais qui ne présente aucune volatilité car son nominal est fixe (1€) et ne bouge pas. Donc, sauf faillite du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, la part sociale est garantie.
La rémunération est réellement dans le marché et très stable.
Il faut juste souligner que le taux d’intérêt n’est jamais connu à l’avance. En effet, celui-ci est fixé par l’Assemblée Générale de la Caisse Régionale sur proposition du Conseil d’Administration. Mais, savez-vous qui siège au Conseil d’Administration ? Les administrateurs … que vous élisez vous-même si vous êtes détenteurs de parts sociales (je vous l’explique plus loin).
Continuons. Après la sécurité, la performance, voyons la fiscalité.
Je vous passe les détails techniques mais les parts sociales sont obligatoirement dans un compte titres ordinaire.
Les intérêts sont donc imposés dans la catégorie des revenus des capitaux mobiliers mais bénéficient de deux abattements (le général et l’individuel).
Compte tenu de ces abattements, les intérêts sont, pour la majorité d’entre nous, soumis uniquement aux prélèvements sociaux de 13,5% (taux 2012), soit un taux net de 2,60% pour 2011.
Enfin, au delà du placement “bon père de famille” qu’elle représente, la souscription de part sociale vous donne droit à pleins d’autres avantages :
- Par la soucription de part sociale, vous devenez sociétaire et donc, vous avez le droit, si cela vous intéresse de participer à l’Assemblée Générale de votre agence.
Attention, c’est là que sont élus les administrateurs qui élisent le conseil d’administration … qui propose le taux de rémunération de la part sociale.
- Vous aurez une CARTE BANCAIRE SOCIETAIRE, vous pouvez ouvrir un LIVRET SOCIETAIRE, vous vous amuserez à distribuer vos TOOKETS
- Si vous avez un gros pépin un jour, nos Points Passerelles pourront vous aider
- Si vous avez un projet associatif? les administrateurs de votre agence seront là pour vous aider.
La part sociale, offre toute simple et accessible à tous, est le témoin de ce lien fort et durable entre vous, sociétaires, et nous.






Le Crédit Agricole ne sait plus quoi inventer pour renforcer ses fonds propres ?
A force d’éponger les gabégies de sa maison mère CASA et les erreurs de diversification de certaines Caisses Régionales (Pyrénées Gascogne dans l’énergie, l’habita et Tookam), il faut bien trouver un nouvel élan pour attirer les épargnants.
bonjour,
Quelle surprise de voir un exemple avec 50000 parts sociales, même le credit agricole pyrénées gascogne propose des parts sociales en grosse quantitée maintenant.
C’est vrai que c’est un peu mieux que le livret A mais un peu moins liquide également.
C’est bien vous parlez des avantages réservés aux détenteurs de parts sociales comme le livret ou la carte sociétaire mais bizarement vous oubliez le principal avantage : pouvoir acquérir des CCA Pyrénées Gascogne.
C’est vraiment bizare, en lisant cet article, vous m’avez soudainement donné l’impression de rechercher des fonds propres bon marché.
Un fidèle client qui s’inquiète un peu.
Bonjour,
Vos remarques me donnent l’occasion de compléter mon article que je ne voulais pas faire trop long …
Vous parlez de « grosse quantité » : pour tout vous dire, 50.000 € est le montant maximum d’encours possible de parts sociales pour tout sociétaire. Ce plafond doit ensuite être mis en cohérence avec les règles de diversification du patrimoine dont on parle souvent dans ce blog. Ainsi, vous pouvez détenir 50 000 € de parts sociales si votre patrimoine financier global est au moins supérieur à 500.000 €. Globalement, les souscriptions de parts sociales comme produit d’épargne sont plutôt aux alentours de 2000€.
Sur les CCA, effectivement, je n’en parle pas … car aucune nouvelle émission n’est prévue à court terme et que le carnet d’ordre aujourd’hui est particulièrement bien équilibré.
Pour finir, c’est vrai que la période est peut être mal choisie pour parler fonds propres mais prenez « Le Particulier », édition de novembre 2011 et janvier 2012 sur les meilleurs placements refuge en crise financière et pour 2012. Ils parlent à chaque fois des parts sociales : « Utilisez les parts sociales en complément, elles proposent un revenu d’autant plus attrayant qu’elles bénéficient d’un régime fiscal de faveur » dans l’édition de novembre, « parts sociales, risque très faible et ces placements restent attractifs » dans celui de janvier.
Si les journalistes financiers en parlent, pourquoi nous, banque coopérative, n’aurions pas le droit d’en faire autant ?
Cordialement,
Bonjour,
Je vous propose de vous reporter au magazine « Le Particulier » (pour ne citer que celui-là), édition de novembre 2011 et janvier 2012 sur les meilleurs placements refuge en crise financière et pour 2012.
Voici ce qu’il est dit sur le sujet :
- « Utilisez les parts sociales en complément, elles proposent un revenu d’autant plus attrayant qu’elles bénéficient d’un régime fiscal de faveur » (Le particulier, édition de novembre)
- « Parts sociales, risque très faible … et ces placements restent attractifs » (Le particulier, édition de janvier).
Si les journalistes financiers les conseillent à leurs lecteurs, pourquoi les établissements mutualistes n’auraient pas le droit d’en faire autant.
Ensuite, nous n’empêcherons jamais les lecteurs d’interpréter à leur guise….
ZORRO.
Les parts sociales en résumé,OK pour:
-sécurité
-fiscalité
-Incertain ,quant à la rémunération, puisque révisable tous les ans et pourquoi pas 0 si décision de l’AG
-Et la disponibilité? Je suppose immédiate puisque le graphique compare les PS au livret A; mais alors en fonction de la durée de mon placement quelle incidence sur la rémunération? Ce point doit etre bien précisé avant toute souscription ( durée mini du placement, perte éventuelle de rémunération,pénalités,date d’encaissement des intérets ect)
Bonjour,
Oui, les parts sociales sont disponibles car elles sont remboursables rapidement.
Par contre, elles n’ont pas vocation à venir se substituer à une épargne de type livret et se positionnent réellement comme une épargne moyen long terme (horizon 4-8 ans).
Les dividendes sont calculés au pro-rata temporis de la durée de détention et son versés une fois par an, courant avril.
Pour illustrer, si vous demandez le remboursement de 1000 € de parts sociales en avril, vous serez crédité des 1000€ immédiatement et vous percevrez les intérêts calculés au pro rata temporis en avril de l’année d’après.
Cordialement,