Au mois de décembre le CAC40 a continué sa fluctuation dans le canal 3200-2800 points au gré des informations sur la situation de la crise de la dette en Europe. Il termine 2011 à 3159.81  points en baisse de 16.95 % depuis le début d’année.

Les prévisions des économistes de Crédit Agricole S. A. pour 2012 ne sont pas très optimistes.
« La zone euro n’échapperait pas à la récession (+0% en 2012, +1,2% en 2013), avec deux trimestres consécutifs de croissance négative au tournant de l’année. Son ampleur et sa durée devraient cependant rester limitées, loin des ordres de grandeur connus en 2009. Malgré les atermoiements politiques actuels, le pari est que les autorités vont finir par délivrer une réponse globale et crédible à la crise des dettes souveraines, capable de rassurer les marchés sur l’avenir de la zone euro, avec l’aide sans doute de la BCE. »

Cependant cette fin d’année connait l’esquisse de quelques bonnes nouvelles macroéconomiques.

Aux USA, le marché immobilier donne des signes positifs  (mises en chantier, ventes de logements anciens), les chiffres du chômage sont en amélioration. La crise en Europe semble avoir peu d’impacts sur les USA.
En Europe, la progression du baromètre IFO montre une amélioration du moral des entrepreneurs en Allemagne au mois de décembre.

Dès le début 2012 nous devrions reprendre les mouvements en dents de scie, les informations macroéconomiques prendront le pas sur la microéconomie, notamment lors des probables dégradations des dettes souveraines européennes.

Il faut garder une position dynamique en prenant régulièrement les bénéfices.

L’environnement est donc  très difficile pour tous les types d’investissements et particulièrement pour les actions, la sélection des valeurs est primordiale, il faut rechercher les grandes entreprises, les grandes capitalisations, possédant des marques fortes et des produits reconnus, dont l’activité est  mondiale avec une exposition aux pays émergents.
C’est le moment pour se constituer un portefeuille de titres en direct et notamment un PEA, la gestion doit respecter des règles précises.

Notre sélection de valeurs, est valorisée à fin décembre 2011 74 000 € en baisse de 5.90% depuis le début d’année. Même si cette performance est négative nous sommes loin des -17% du CAC40 ou de l’Euro stoxx 50. Nous disposons de 6 003 € de liquidités (8.1%).  En voici l’image au 31/12/2011. Pour mémoire, ce portefeuille a été composé en juin 2009, avec un investissement initial de  64 084 €.


En décembre notre selection a fortement évolué : sorties d’Arcelormittal, de la Compagnie Financière RICHEMONT, d’Edenred et de l’Oréal, entrées de The Swatch Group et d’Unibail Rodamco.
La sortie de L’Oréal est purement technique, elle est liée au changement de l’analyste qui suit la valeur, l’opinion reste positive, ne vendez pas cette valeur dans l’attente de la reprise du suivi.
Voici les commentaires.

ARCELORMITTAL
En dépit de l’adoption d’une approche plus conservatrice, nous maintenons une opinion positive sur ArcelorMittal. Bien que l’environnement macroéconomique reste difficile à court terme, nous pensons toujours que le potentiel de revalorisation du titre est intéressant, d’après nos estimations d’EBE à USD 12.7 md pour 2013. A son cours actuel, l’action ArcelorMittal s’échange, en effet, en-dessous de ses multiples de 2009 (notamment Valeur d’entreprise / Capitaux investis), ce qui nous semble injustifié en raison de l’absence de risque de bilan, et ce quel que soit le scénario économique que nous appliquons. Dans le secteur de l’acier, ArcelorMittal offre toujours le meilleur rapport risque / rentabilité. Objectif de cours de EUR 23.00 (sortie de la Sélection de Valeurs, en raison d’une approche plus prudente)

RICHEMONT occupe la position de numéro 2 mondial du secteur du luxe derrière LVMH. Le groupe réalise près de 90% de son chiffre d’affaires avec un portefeuille de marques haut de gamme dans les domaines de la joaillerie (50% du CA 2010/11, avec les marques Cartier et Van Cleef & Arpels), de l’horlogerie (26%, avec les marques Baume & Mercier, Vacheron Constantin, Jaeger Lecoultre, IWC, Piaget, Officine Panerai…) et des instruments d’écriture (10%, avec Montblanc et Montegrappa). Le portefeuille d’activités de Richemont comprend également les marques Alfred Dunhill, Lancel, Chloé, Shanghai Tang et le fabricant d’armes à feux de luxe Purdey. En avril 2010, le groupe a racheté l’enseigne internet anglo-saxonne de mode, Net-A-Porter, qui regroupe près de 300 grandes marques distribuées dans 170 pays.1
Après une année 2011 très soutenue, avec une croissance organique moyenne des ventes de 20% pour le secteur du luxe, nous restons positifs pour 2012 (croissance moyenne attendue : +10% E), principalement en raison d’une demande toujours élevée de la Chine et des clients chinois dans le monde (pour mémoire, 50% des achats en Europe sont effectués par des clients qui ne sont pas citoyens européens, dont un nombre croissant de touristes chinois). Nous adoptons toutefois une approche plus prudente en ce qui concerne les demandes locales européenne et américaine pour tenir compte 1) de la dégradation potentielle du contexte macroéconomique dans les pays développés et 2) du ralentissement relatif du rythme de croissance de la demande chinoise (~15% de la demande mondiale de produits de luxe, ~25% pour les montres), qui a été exceptionnellement élevé jusqu’à présent et devrait atteindre un niveau plus soutenable (~+20% par an sur les 5 prochaines années)

EDENRED est issu de la scission des deux activités de Accor : l’hôtellerie et les services. Cette nouvelle entité est le leader mondial des titres de services prépayés (volume d’émission de EUR 12.4 md en 2009, part de marché de 10%), devant Sodexo. L’activité de Edenred se répartit entre 1) les avantages aux salariés et aux citoyens (part de marché de 33%) : les principaux produits sont les tickets pour la restauration, la garde d’enfants ou encore le transport (88% du volume d’émission en 2009), 2) les services prépayés contribuant à la performance des organisations (12%) : ce marché, beaucoup plus fragmenté, regroupe la gestion des frais professionnels ou les titres de cadeaux. Le groupe est présent dans 40 pays et principalement au Brésil (24% du volume d’émission), en France (21%) et en Italie (15%).
Selon nous, à moyen terme la croissance interne du CA devrait se maintenir dans la fourchette de 6/14% avec une progression de 9% par an pour 2011 à 2013 des volumes de titres émis. Toutefois, nous révisons légèrement en hausse nos prévisions pour la zone Amérique latine, notamment avec le lancement de Ticket Frete (dépenses liées aux déplacements professionnels) et nous abaissons celles pour l’Europe, où les tarifs ne peuvent pas être beaucoup relevés dans un contexte difficile du marché du travail. Nos estimations de REX pour 2012 et 2013 sont réduites de 5% pour tenir compte 1) d’un surcroît de coûts dans le numérique (EUR 4 m), 2) de coûts additionnels dans le développement de produits (EUR 4 m), 3) d’effets de change négatifs (EUR 5 m), 4) du faible niveau des taux d’intérêt qui pèse sur les revenus de la trésorerie. Nos estimations de BPA sont, quant à elles, révisées en baisse de 6.5% pour 2012 et de 4.0% pour 2013. Depuis le 11/10, le titre a progressé de 6.7% et a surperformé le marché d’actions. Ceci étant, nous maintenons une opinion positive, en soulignant le dynamisme de l’activité en Amérique latine et l’effet positif de la numérisation en cours des titres de services

SWATCH GROUP dispose d’un certain nombre d’atouts qui devraient lui permettre de se démarquer de ses concurrents en termes de résultats (croissance organique du CA de 13.5%/an en moyenne sur 2011/13E, progression de 200 pb de la Mop d’ici 2013E, à 25.5%) : 1) un portefeuille de marques prestigieuses et complémentaires, couvrant tous les segments de marché et de prix, 2) une exposition solide à la clientèle des marchés à fort potentiel de croissance (33% du CA total réalisé en Chine, 6% dans le reste de l’Asie, 11% au Moyen-Orient), et 3) l’intensification progressive de son propre réseau de distribution par l’exploitation de magasins en nom propre (meilleur contrôle de l’image des marques du groupe, amélioration de la marge par montre vendue), le commerce de détail ayant vocation à représenter 30% du CA à moyen terme (vs seulement 15% actuellement), selon les objectifs fixés par le groupe.
- A cela s’ajoute la position de quasi-monopole du groupe dans le secteur de la production des mouvements (70% du marché mondial) et des composants horlogers, qui lui confère un avantage concurrentiel certain par rapport à ses concurrents. En plus de garantir la solidité et la crédibilité de chacune des marques du groupe, ce haut degré de verticalité de la production constitue une barrière à l’entrée efficace, qui devrait prochainement se matérialiser encore davantage avec la décision de l’horloger suisse de cesser à terme d’approvisionner les marques tierces, les forçant de fait à investir rapidement et massivement dans leur propre capacité de production. – La solidité de la structure financière de Swatch Group (trésorerie nette de CHF 2.7 md E à fin 2011, CHF 3.2 md E à fin 2012) devrait lui laisser une marge de manœuvre confortable pour procéder à d’éventuelles acquisitions.
-  Le titre présente un potentiel de valorisation attractif par rapport aux concurrents

UNIBAIL-RODAMCO

La publication récente de plusieurs indicateurs utilisés pour l’indexation annuelle des loyers fournit une bonne visibilité sur nos estimations de cash-flow par action, ce qui renforce notre prévision d’un dividende de EUR 8.00 par action au titre de 2011E, soit un rendement de 6.3%. L’indexation devrait également impacter l’actif triple net réévalué (3NAV) dès fin 2011 et conduire à un 3NAV de EUR 127 par action en 2012E. Par ailleurs, nous pensons que le groupe dispose d’un excellent accès au financement pour profiter des cessions d’actifs en difficulté en 2012. Opinion positive maintenue. Objectif de cours de EUR 150.00.

Je vous donne rendez-vous au 31 janvier 2012 et vous présente tous mes  vœux pour 2012.

Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de Crédit Agricole SA ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.

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