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L’année 2010 a démarré comme 2009 : une petite hausse suivie d’une baisse de 10% puis une récupération progressive pour revenir au niveau du début d’année. Deux facteurs ont provoqué ces doutes, la confirmation d’une croissance faible mais surtout la mise en évidence des déficits étatiques abyssaux, qui, présents avant la crise ont été amplifiés  par les mesures de soutien mises en œuvre par tous les Etats. 
Plusieurs éléments se confirment :

-        La croissance de l’Asie émergente, Chine (10%) et Inde. Confronté aujourd’hui à un risque de surchauffe le gouvernement chinois est amené à prendre des mesures de resserrement du crédit.

-        La croissance faible en Europe (1,3%)  ne permet pas d’enrayer la montée du chômage. La prévision de croissance reste très différente entre les pays. C’est l’Allemagne avec 2,6%  qui va s’affirmer comme la locomotive du continent, la prévision pour la France est de 1,5%, 0,7% pour l’Italie.  

-        La croissance aux USA se confirme et contrairement à l’Europe elle est revue à la hausse mois après mois. Les prévisions sont ainsi passées  de 2,9% en début d’année à 3,1% à fin février. Le chômage se stabilise. Le marché immobilier reste plat.

déficit-        Un déficit des Etats sans précédant provoquant l’abaissement de la note grecque et l’affaiblissement de l’Euro face aux grandes monnaies. Le rapport $ / € est ainsi passé de 1,45 $ pour 1 € à 1,35 $.
De récentes études (INSEE, BERCY) montrent qu’une appréciation de 10% du $ par rapport à l’€, entraîne une augmentation du produit intérieur brut (PIB) européen de 0,4% (0,7% pour la France). La faiblesse de l’Euro est donc un soutien à la croissance. 

A noter que si la Grèce et le sud de l’Europe ont fait la Une de l’actualité, les dettes de la France, de l’Allemagne, du Royaume Uni et même des USA sont  sous la menace d’une dégradation.  

-        Les bénéfices des grandes entreprises sont corrects et très homogènes sur l’ensemble des zones géographiques. Ainsi les hausses prévues sont de 21% en Europe, 20% aux USA et 21% sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).
La différence va se faire sur le change plus que sur les zones géographiques.

 

Après une année de soutien exceptionnel de l’économie par tous les pays, l’année 2010 passe maintenant par la mise en œuvre de mesures visant à la remise en ordre des déficits budgétaires. Une cure est obligatoire, mais pas sans contrepartie, car une réduction de 1% du déficit public a un impact sur la croissance de – 0,3%.  

Marché actions.
Le risque de baisse est limité le scénario pour le 2ème trimestre reste un scénario en forme de tôle ondulée. Nous prévoyons une amélioration (moyenne) des indices sur le second semestre avec la confirmation de la reprise, la prise en compte de mesures de cure budgétaire et la reprise des exportations favorisées par un € plus faible.

Marché des taux.
Les banques centrales ne sont pas encore sur le point de remonter les taux directeurs. Elles devraient retirer progressivement les mesures dites non-conventionnelles de soutien à la liquidité et provoquer une remontée progressive de l’EONIA (taux au jour le jour : 0,32%) vers le taux de refinancement (1%). Une remontée des taux directeurs ne sera possible qu’avec une stabilisation du chômage et une reprise plus affirmée. Les taux longs ne devraient commencer à remonter qu’en deuxième partie de l’année.

Devises.
Nous envisageons  la continuité du raffermissement du $ vers la zone 1,30 $ pour 1 € voire 1.20.

Dans ce contexte de recherche de certitude, il convient de limiter le monétaire de très faible rendement,  renforcer le compartiment actions en profitant  des replis de marché. Pour rester prudent ce renforcement passe par les OPCVM de gestion flexible qui s’adaptent rapidement aux événements. Pour les actions on recherchera les valeurs à croissance assurée c’est-à-dire dont la prévision de bénéfice par action est supérieure à 10% et de faible volatilité sur la croissance des résultats. On peut citer : L’air liquide, LVMH, Carrefour, Atos, Essilor, Hermes, CNP, Adidas, LINDE, SAP. 

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