Après un repli historique en 2008 et un début d’année 2009 en vent de panique les actions ont violement rebondi à partir de mi-mars. Ce rebond est-il technique ou durable.
Depuis mi-2007 nous sommes dans un marché baissier, – 45% pour l’indice des 50 premières valeurs de la zone Euro et – 42 % pour le CAC40 en 2008. La baisse s’est accentuée début 2009 avec un plongeon supplémentaire de 25 % pour l’indice parisien jusqu’au 15/03. Depuis nous assistons à un rebond violent. Ce type de réaction est souvent observé, les marchés baissiers ont quelquefois affiché des rebonds de 30%.et plus.
Plusieurs origines à cette hausse.
Tout d’abord des éléments phycologiques, ainsi la réunion du G20 a confirmé la volonté des dirigeants des plus grandes nations développées et émergeantes d’unir leur efforts pour sortir de la crise, des mesures d’ampleur jamais vues ont été prises, mais également après des mois et des mois à broyer du noir les acteurs aspirent à un peu d’optimisme
Cette lueur d’optimisme nous la trouvons dans des éléments de reprise cyclique notamment en Asie, une certaine accalmie des marchés monétaires et la publication de résultats d’entreprises supérieurs aux attentes. La baisse des matières premières, l’inflation en recul constant, les allégements d’impôts redonnent un peu de pouvoir d’achat aux ménages. Les statistiques du chômage aux USA sont très mauvaises mais là encore un peu moins que prévu.
Enfin les placements monétaires de court terme ne rapportent plus rien, un placement au jour le jour qui rapportait 4 à 5% au dernier trimestre 2008 rapporte aujourd’hui 0,5%
Mais une hirondelle ne fait pas le printemps, les quelques éléments positifs entrevus ça et là nous indiquent que nous sommes maintenant seulement dans une phase de moindre contraction de l’économie mondiale. A ce titre les prévisions des principaux analystes restent très basses, autour de -3% pour les USA et l’Europe en 2009 et -1% pour le Monde
Il convient de rester prudent et d’attendre la confirmation de véritables points de retournement.
Nous surveillerons donc les résultats des entreprises,( ceux du premier trimestre sont peut-être un peu « habillés »), la capitalisation et les dépréciations d’actifs du système financier, le chômage et les défaillances d’entreprises qui impactent les défauts de paiements et bien sûr la situation de l’immobilier de américain. A ce stade le regain de confiance n’est pas suffisant pour différencier le court terme et le long terme.







