Les chiffres le disent, 700 000 entreprises se transmettront dans les 10 prochaines années mais aussi nombre d’entre elles disparaitront faute de repreneur ou de préparation. La transmission d’entreprise n’est pas une mince affaire ! Il convient de s’interroger le plus tôt possible pour préparer la transmission de son affaire dans les meilleures conditions.
Voici quelques éléments de réflexion sur cette problématique :
- De manière générale, les dirigeants sont très peu préparés à cet événement alors que les professionnels estiment qu’il faut en moyenne 5 années de préparation pour mener à bien une transmission.
- Le calendrier est primordial: du bon timing découle une opération optimisée, tant fiscalement que patrimonialement (plus-value, retraite, maintien du niveau de vie, etc…).
- C’est souvent dans la tranche d’âge 60/65 ans que les dirigeants transmettent leur entreprise. L’enjeu est d’assurer au cédant le maintien de son train de vie tout en maîtrisant l’impact fiscal.
Les dirigeants ont tendance à évaluer le prix de leur affaire en fonction des revenus dont ils ont besoin, les amenant souvent à surévaluer le prix afin de se constituer le capital qui dégagera ces revenus complémentaires.
- L’aspect retraite, s’il est primordial pour déterminer le moment auquel la transmission doit intervenir n’est pas seulement à prendre en compte. La conjoncture économique peut inciter à anticiper ou, au contraire à différer la date de la transmission. Plus généralement, le dirigeant, doit tout mettre en œuvre pour vendre au meilleur moment, c’est à dire après une série d’exercices réussis.
Préparer la transmission de son entreprise, c’est d’abord répondre à une question fondamentale : faut-il transmettre ou vendre? La réponse à cette question dépend évidemment de la situation familiale et financière du dirigeant.
Mais dans les deux cas, il existe plusieurs dispositifs fiscaux de faveur, soit d’exonération des plus-values de cession ou de droits de donation moindre, qui nécessitent donc de prendre le temps de la réflexion, afin de s’assurer que le moment venu, la cession/donation de l’entreprise a été décidée et menée à son terme dans les meilleures conditions.







