Cette semaine, Jesus de Blas de notre filiale Espagnole Mercagentes nous propose un commentaire sur la situation de l’Espagne vue depuis l’autre côté de la frontière. Pour ceux d’entre vous qui lisent l’espagnol, je vous propose le texte original, pour les autres, vous trouverez en deuxième partie la version française.
Merci à lui.
Si algo tenemos claro en Europa, independientemente de cuál es nuestro país, es que 2011 ha sido un mal año y que 2012 también va a ser muy complicado. Sin embargo, fuera de esta dura realidad, nuestra percepción puede quedar distorsionada por las informaciones que recibimos sobre la situación y actitud de cada nación.
Más que nunca la información es poder, y en una crisis de confianza como la actual, las opiniones, rumores o comentarios que se vierten sobre determinados países pueden ahondar más, si cabe, la grave crisis que sufren.
Por eso me gustaría aportar otra visión sobre España, más realista, a mi entender, que la que la prensa internacional y sobre todo anglosajona refleja, huyendo de expresiones descalificadoras como la famosa P.I.G.S. para referirse a Portugal, Irlanda, Grecia y España, pero sin obviar los clamorosos errores que hemos cometido.
Para empezar, algunas cifras referidas a los mercados financieros. Si bien las palabras España e Inversión parecen antagónicas, lo cierto es que en 2011 la Bolsa española, medida por el Ibex 35, ha bajado menos que otros índices europeos, incluyendo el EuroStoxx50, y la tan vapuleada banca cotizada española ha retrocedido en Bolsa menos que la media de la banca europea, sin recibir ni un euro de dinero público, a diferencia, por ejemplo, de la banca inglesa, masivamente rescatada por el Estado, actual accionista mayoritario de buena parte de su sistema financiero.
Sin embargo, este mejor comportamiento de los mercados financieros contrasta con las terribles cifras de paro, el retroceso de la actividad económica, los excesos inmobiliarios, o el despilfarro y uso indebido de dinero público llevado a cabo durante años por parte de los gobiernos locales (ayuntamientos y autonomías) o del propio gobierno central.
Es algo que no podemos ignorar ni esconder, pero debemos explicar al resto de socios de la Unión y a sus ciudadanos que queremos y debemos corregir estos errores, y lo vamos a hacer, pero necesitamos tiempo, algo que los mercados o las agencias de rating no conceden.
Posiblemente, lo único positivo que nos puede dejar esta crisis es que reformas que en unas circunstancias económicas y sociales más favorables necesitarían años, se van a realizar en semanas o meses, incluso a nivel europeo, y con ellas y un poco de paciencia podremos salir de esta situación. En este sentido, durante el primer trimestre de 2012 se van a dar en España pasos importantes, fijando límites de gasto, reformando el sistema financiero y el mercado laboral.
Reformas al margen, no es menos importante resaltar la enorme diferencia existente entre el País Vasco y otras regiones españolas. Por fortuna, en nuestro territorio contamos con un sólido tejido industrial, con clara vocación exportadora, unas administraciones que han gobernado con prudencia y rigor en tiempos de bonanza y que han permitido que los niveles de deuda, paro y crecimiento económico se comparen muy favorablemente con el resto del estado, lo que se refleja en unas calificaciones de deuda superiores.
Confío en que estos breves comentarios sirvan para clarificar un poco la situación en la que nos encontramos y desde Francia miren al sur, sobre todo a su vecinos más cercanos, con un poco más de optimismo.
Jesús de Blas Mercagentes- Crédit Agricole
Bilbao, Enero 2012
Une autre vision depuis l’autre côté des Pyrénées.
Ce qui est clair en Europe, et ce sans parler uniquement de notre pays, c’est que 2011 a été une mauvaise année et que 2012 va être aussi très compliquée. Cependant, mise à part cette dure réalité, notre perception peut être déformée par les informations que nous recevons sur la situation et les actions réalisées par chaque nation.
Plus que jamais l’information est pouvoir et, dans la crise de confiance actuelle, les opinions rumeurs ou commentaires qui se répandent dans certains pays peuvent creuser, voire aggraver la crise qu’ils connaissent.
C’est pour cela que j’aimerais donner une autre vision de l’Espagne, plus réaliste à mon avis que celle de la presse internationale et surtout anglo- saxonne; rejeter les expressions méprisantes comme la très connue « P.I.G.S . » qui fait référence au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce et à l’Espagne; mais sans oublier les évidentes erreurs que nous avons commises.
Commençons par quelques chiffres au sujet des marchés financiers. Même si les mots Espagne et investissement paraissent antagonistes, ce qui est sûr, c’est qu’en 2011 la bourse espagnole, représentée par l’IBEX 35, a moins baissé que les autres indices européens y compris l’EuroStoxx50 et que les banques espagnoles, si décriées, ont moins baissé en bourse que la moyenne des banques européennes sans recevoir un seul euro d’argent public, à la différence, par exemple, des banques anglaises massivement sauvées par l’état, actionnaire majoritaire actuel d’une bonne partie de son système financier.
Cependant, le meilleur comportement des marchés financiers espagnols contraste avec les terribles chiffres du chômage, le recul de l’activité économique, les excès immobiliers ou le gaspillage et l’emploi inapproprié de l’argent public pratiqué à outrance pendant des années tant par les gouvernements locaux (mairies et régions) que par le gouvernement central.
C’est quelque chose que nous ne pouvons ni ignorer ni cacher, mais nous devons expliquer au reste des membres de l’Union et à leurs compatriotes, que nous voulons et devons corriger ces erreurs, et que nous allons le faire, mais nous avons besoin de temps, ce que les marchés et les agences de notation ne nous donnent pas.
Probablement, le seul point positif laissé par cette crise sera que les réformes, qui, en des circonstances économiques et sociales plus favorables mettraient des années à se réaliser vont l’être en quelques semaines ou mois y compris au niveau européen, et qu’avec un peu de patience, nous pourrons sortir de cette situation. C’est ainsi qu’au cours du premier trimestre 2012, l’Espagne va faire des avancées importantes, en fixant des limites pour les dépenses, en réformant le système financier et le marché du travail.
Mis à part les réformes, il n’est pas moins important de faire ressortir l’énorme différence existante entre le Pays Basque et les autres régions espagnoles. Heureusement, sur notre territoire nous avons un solide tissu industriel tourné vers l’exportation, des administrations qui ont gouverné avec prudence et rigueur en des temps d’abondance et qui ont permis que les niveaux de dette, chômage et croissance économique se comparent très favorablement au reste de l’Etat, ce qui se traduit par une meilleure note de la dette.
Je souhaite que ces brefs commentaires servent à éclairer un peu la situation dans laquelle nous nous trouvons et, que de la France, on regarde vers le Sud et notamment les voisins les plus proches avec un peu plus d’optimisme.
Merci pour votre indulgence quant à la traduction.
2011 a connu de nombreuses crises. Au « Printemps arabe » qui a précipité la chute des régimes tunisien, égyptien et libyen, a succédé le 11 mars le séisme et le tsunami japonais engendrant la catastrophe de Fukushima. En juillet, les USA ont perdu le triple A faisant craindre un retour en récession du monde. Depuis c’est la crise de la dette européenne qui domine, c’est en Europe que se concentrent les difficultés.
Face à cette avalanche d’événements, les investisseurs ont plébiscité les valeurs « refuge » et les biens réels : Or, immobilier, $. Les actions ont continué à être délaissées, leur valorisation par rapport à leur bénéfice se situe au niveau des années 1970, elles offrent des rendements surprenants. Ainsi, une grande partie des valeurs du CAC40 ont une rentabilité supérieure à 5 %, jusqu’à 12% pour France Télécom. Les dettes d’Etat sont beaucoup moins recherchées, les dettes d’entreprises offrent de bons rendements mais sont rares, les devises (Dollar, Franc Suisse, et Yen) se sont appréciées face à l’Euro.
Après une courte période d’accalmie, la perte du AAA français et autrichien et les dégradations supplémentaires de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal nous rappellent que la crise de la dette est loin d’être terminée et que, même si la situation semble s’améliorer aux USA et dans le reste du monde le véritable redémarrage de l’économie mondiale est lié à la résolution politique de la crise européenne.
Quels placements privilégier en 2012 ?
Dans ce contexte, on privilégiera la sécurité et la rentabilité en réduisant l’impact fiscal. En effet, la fiscalité s’est encore alourdie : les prélèvements sociaux sont désormais à 13.5%, le prélèvement forfaitaire est passé de 19% à 24% pour les intérêts, et à 21% sur les plus values mobilières.
Il convient d’utiliser en premier les livrets défiscalisés : livret A et livret de développement durable. Puis, n’oublions pas le PEL et ses dérivés. En effet, vous obtiendrez 3.2% nets avec un “Carré Bleu 4 ans”. Les dépôts à terme offrent aussi un bon compromis entre rendement et durée d’investissement.
Deux autres types d’investissements restent très peu fiscalisés : l’assurance vie et le placement actions.
Les fonds euros de l’assurance vie délivreront 3% en moyenne pour 2011, ils sont sûrs et garantis. La rémunération d’un fonds euro est dépendante de trois éléments : le rendement des obligations pour environ 80%, les actions et l’immobilier pour environ 20%. En 2012, leur rémunération devrait rester stable. Si vous êtes peu fiscalisé et que vous n’avez pas de problèmes de transmission, vous pouvez au moins temporairement réarbitrer ces contrats, en préférant un investissement sur les dépôts à terme, plans ou parts sociales.
Pour les actions, sans prendre de risque vous pouvez acquérir des parts sociales de banques mutualistes elles ont une bonne rémunération et, placées dans un compte titres ordinaire leur dividende bénéficie de l’abattement général de 40% puis de l’abattement individuel (1525 € pour une personne seule 3050 € pour un couple) autant dire que pour la majorité d’entre vous la fiscalité se limite aux prélèvements sociaux (13.5%).
Pour les patrimoines importants, n’hésitez pas à démarrer ou à compléter un placement PEA, il ne supporte que les prélèvements sociaux, sa sortie en rente est défiscalisée, et aujourd’hui grâce aux OPCVM et aux trackers votre investissement ne se limite pas à l’Europe.
Enfin le placement immobilier. C’est un incontournable de votre patrimoine mais, attention, pour un patrimoine important n’empilez pas ! Là encore, il faut diversifier. La partie immobilier ne doit pas représenter plus de 50% de votre patrimoine.
Les économistes de CA S. A. prévoient, pour cette année, une baisse des prix de l’ancien d’environ 5% et une stabilité des prix du neuf.
Bref, nous traversons un moment un peu compliqué, il est prudent de faire un point avec votre conseiller !
Deux banquiers se rencontrent et bien évidemment, en ce début d’année, ne peuvent s’empêcher de parler rémunération de l’épargne.
Le premier, plutôt déconfit par les résultats du CAC 40, se trouve démunit face aux demandes de ses clients. Actions en direct ou OPCVM, le marché est morose et il ne connait même pas les conseils de PG investisseurs …
Le second, plus serein, lui dit : regarde cette courbe, je propose cette valeur (en rouge sur le graphe) à mes clients de longue date. La rentabilité est régulière et le capital n’est pas volatil. Du coup, je leur propose une diversification de leur épargne en valeur mobilière, en profitant des avantages fiscaux … mais en toute sécurité, et pour eux et pour moi !

Le premier s’étonne : ” Mais qu’est ce que c’est ?”
Le second : “Les parts sociales de ma banque !”
Et le premier de s’exclamer : ” Mais, je n’en ai pas !!”
Et non, il n’en a pas, car il ne travaille pas dans une banque mutualiste .
Alors, la PART SOCIALE, connaissez-vous ?
Vu le rendement comparé ci-dessus, peut-être êtes vous curieux d’en savoir plus…
Soucrire des parts sociales d’une banque mutualiste revient à acquérir une petite partie du capital d’une de ces Caisses Régionales, le Crédit Agricole Pyrénées Mutuel Gascogne en l’occurence.
C’est comme une action mais qui ne présente aucune volatilité car son nominal est fixe (1€) et ne bouge pas. Donc, sauf faillite du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne, la part sociale est garantie.
La rémunération est réellement dans le marché et très stable.
Il faut juste souligner que le taux d’intérêt n’est jamais connu à l’avance. En effet, celui-ci est fixé par l’Assemblée Générale de la Caisse Régionale sur proposition du Conseil d’Administration. Mais, savez-vous qui siège au Conseil d’Administration ? Les administrateurs … que vous élisez vous-même si vous êtes détenteurs de parts sociales (je vous l’explique plus loin).
Continuons. Après la sécurité, la performance, voyons la fiscalité.
Je vous passe les détails techniques mais les parts sociales sont obligatoirement dans un compte titres ordinaire.
Les intérêts sont donc imposés dans la catégorie des revenus des capitaux mobiliers mais bénéficient de deux abattements (le général et l’individuel).
Compte tenu de ces abattements, les intérêts sont, pour la majorité d’entre nous, soumis uniquement aux prélèvements sociaux de 13,5% (taux 2012), soit un taux net de 2,60% pour 2011.
Enfin, au delà du placement “bon père de famille” qu’elle représente, la souscription de part sociale vous donne droit à pleins d’autres avantages :
- Par la soucription de part sociale, vous devenez sociétaire et donc, vous avez le droit, si cela vous intéresse de participer à l’Assemblée Générale de votre agence.
Attention, c’est là que sont élus les administrateurs qui élisent le conseil d’administration … qui propose le taux de rémunération de la part sociale.
- Vous aurez une CARTE BANCAIRE SOCIETAIRE, vous pouvez ouvrir un LIVRET SOCIETAIRE, vous vous amuserez à distribuer vos TOOKETS
- Si vous avez un gros pépin un jour, nos Points Passerelles pourront vous aider
- Si vous avez un projet associatif? les administrateurs de votre agence seront là pour vous aider.
La part sociale, offre toute simple et accessible à tous, est le témoin de ce lien fort et durable entre vous, sociétaires, et nous.
Les investisseurs ne vont sans doute pas sabler le champagne. Le millésime boursier 2011 aura été, en effet, très décevant. La très grande majorité des principaux indices actions a baissé et les écarts sont marqués :
la zone euro a lourdement souffert de la crise de la dette, l’indice euro stoxx 50 finit en baisse de 17,7 %, en France le CAC 40 termine à - 17 %. Les pays émergents ont également plongé sur des craintes de montée de l’inflation et de dégradation de la croissance internationale. Ils finissent l’année sur un recul de 16,4 %. Seuls les Etats-Unis ont résisté malgré la perte du sacro-saint AAA et les inquiétudes sur la santé économique de l’oncle Sam. Le Dow Jones s’offre un gain de 5,8 % et l’indice S&P 500 est à l’équilibre (+0,1%). Globalement presque toutes les places boursières mondiales sont en négatif, l’indice MSCI Monde finissant l’année a - 8,8 % sa pire performance depuis 2008.
Fait nouveau, les obligations souveraines considérées comme l’actif le plus sur au monde jouant le rôle d’amortisseur de risque à la classe actions, ont montré leurs limites. Habituellement considéré comme une valeur refuge, les emprunts d’états ont évidemment vécu, de très loin, leur pire année. Cette perte de confiance et de crédibilité envers certains pays a également affecté la liquidité et la rentabilité des obligations des entreprises privées qui terminent cependant l’année à l’équilibre.
Globalement, les biens réels finissent 2011 au même niveau qu’ils l’ont commencé. Ce sont les métaux précieux et en particulier l’or qui ont les performances les plus élevées.
Dans ce contexte de crise de dette et de fléchissement marqué de l’activité nous avions conseillé d’adopter tout au long de l’année 2011 une profil d’épargne prudent en limitant la partie exposée de l’épargne à 20 % de l’épargne totale comme décrit ci-dessous pour un patrimoine financier de 100 000 €.
|
Partie sans risque |
Partie exposée |
||||
|
Epargne liquide |
Epargne projet |
Assurance vie
|
Valeurs mobilières |
||
| - Livret Sociétaire
- Autres Livrets |
- Plan Epargne Logement - Dépôt à terme - Parts Sociales |
- Fonds euro | PEA* | A vie en UC** | CTO*** |
|
20 000 € |
40 000 € | 20 000 € |
20 000 € |
||
|
80 % |
20 % |
||||
* Plan épargne en actions, ** Unité de Compte, *** Compte Titres Ordinaire
Cette stratégie pour ce profil dépargne nous a permis d’obtenir les performances suivantes :
Pour un profil épargne prudent intégrant un portefeuille PEA : - 0,12 %
Pour un profil épargne prudent intégrant un portefeuille assurance vie : +0,02 %
Stratégie 2012
Nous renouvelons notre recommandation de prudence :
Actions :
En Europe la lente mise en place du mécanisme de sortie de crise visant à assainir les finances publiques et donner un peu plus de fédéralisme à la zone euro, va peser sur la croissance, avec un risque de récession.
Sur cette zone, nous restons investis sur des fonds de conviction (Amundi Sélect France), de thématiques (Amundi Actions restructurations) et plus défensivement sur des fonds à cliquet pour se protéger d’une chute importante de marché (CA Protection Cliquet).
Dans ce contexte de ralentissement global, les Etats-Unis bénéficient de la politique monétaire très accommodante menée par la Fed. Fin 2011, les chiffres de croissance des crédits, de l’emploi et des indicateurs avancés se sont révélés rassurants, éloignant le spectre d’un retour en récession. Cependant ces données semblent difficilement pérennes, vu que la confiance des ménages reste sur des niveaux très faibles, du fait des difficultés structurelles sur le marché du travail et sur celui de l’immobilier.
Sur cette zone, nous restons investis sur le PEA au travers d’Amundi ETF MSCI USA
Les actifs émergents ont été pénalisés par les craintes d’une surchauffe inflationniste au premier trimestre 2011. La baisse des prix des matières premières rend ce risque moins préoccupant à court terme. Plus encore, la crise des dettes souveraines et les risques de ralentissement économique marqué affectent principalement les pays développés et redonnent plus d’attrait aux actifs des économies émergentes.
Sur cette zone, nous restons investis sur Amundi Funds Equity Emerging World.
Obligations :
Le marché des obligations d’états devrait rester malmené tant que la crise de la dette souveraine restera en l’état. Les obligations des entreprises privées (corporate) offrent un potentiel haussier et des risques plus faibles que les obligations souveraines.
Pour cette classe d’actifs, nous restons investis sur Amundi Funds Bonds Euro Corporate.
Biens réels :
De leurs coté les biens réels comme l’or pourraient continuer de bénéficier de l’excès de liquidité mondiale et de jouer leur rôle de valeur refuge en cas d’aggravation de la crise financière.
Pour cette classe d’actifs, nous restons investis sur Amundi Actions Minergior et sur l’OPCI Prem Opcimmo.
En complément et pour être présent sur ces différentes classes d’actifs de manière réactive, nous restons investis sur des fonds diversifiés flexibles qui peuvent à tout moment privilégier dans leur allocation, soit des actions, soit des obligations, soit une tout autre classe d’actifs en fonction des opportunités du moment. (CA Flexible Multi classes et Carmignac Patrimoine).
Compte tenu de ces orientations voila comment se présente le portefeuille valeurs mobilières pour le PEA et l’assurance vie dans un profil d’épargne prudent.
Au mois de décembre le CAC40 a continué sa fluctuation dans le canal 3200-2800 points au gré des informations sur la situation de la crise de la dette en Europe. Il termine 2011 à 3159.81 points en baisse de 16.95 % depuis le début d’année.
Les prévisions des économistes de Crédit Agricole S. A. pour 2012 ne sont pas très optimistes.
« La zone euro n’échapperait pas à la récession (+0% en 2012, +1,2% en 2013), avec deux trimestres consécutifs de croissance négative au tournant de l’année. Son ampleur et sa durée devraient cependant rester limitées, loin des ordres de grandeur connus en 2009. Malgré les atermoiements politiques actuels, le pari est que les autorités vont finir par délivrer une réponse globale et crédible à la crise des dettes souveraines, capable de rassurer les marchés sur l’avenir de la zone euro, avec l’aide sans doute de la BCE. »
| Cependant cette fin d’année connait l’esquisse de quelques bonnes nouvelles macroéconomiques.
Aux USA, le marché immobilier donne des signes positifs (mises en chantier, ventes de logements anciens), les chiffres du chômage sont en amélioration. La crise en Europe semble avoir peu d’impacts sur les USA. |
Dès le début 2012 nous devrions reprendre les mouvements en dents de scie, les informations macroéconomiques prendront le pas sur la microéconomie, notamment lors des probables dégradations des dettes souveraines européennes.
Il faut garder une position dynamique en prenant régulièrement les bénéfices.
L’environnement est donc très difficile pour tous les types d’investissements et particulièrement pour les actions, la sélection des valeurs est primordiale, il faut rechercher les grandes entreprises, les grandes capitalisations, possédant des marques fortes et des produits reconnus, dont l’activité est mondiale avec une exposition aux pays émergents.
C’est le moment pour se constituer un portefeuille de titres en direct et notamment un PEA, la gestion doit respecter des règles précises.
Notre sélection de valeurs, est valorisée à fin décembre 2011 74 000 € en baisse de 5.90% depuis le début d’année. Même si cette performance est négative nous sommes loin des -17% du CAC40 ou de l’Euro stoxx 50. Nous disposons de 6 003 € de liquidités (8.1%). En voici l’image au 31/12/2011. Pour mémoire, ce portefeuille a été composé en juin 2009, avec un investissement initial de 64 084 €.
En décembre notre selection a fortement évolué : sorties d’Arcelormittal, de la Compagnie Financière RICHEMONT, d’Edenred et de l’Oréal, entrées de The Swatch Group et d’Unibail Rodamco.
La sortie de L’Oréal est purement technique, elle est liée au changement de l’analyste qui suit la valeur, l’opinion reste positive, ne vendez pas cette valeur dans l’attente de la reprise du suivi.
Voici les commentaires.
| ARCELORMITTAL |
| En dépit de l’adoption d’une approche plus conservatrice, nous maintenons une opinion positive sur ArcelorMittal. Bien que l’environnement macroéconomique reste difficile à court terme, nous pensons toujours que le potentiel de revalorisation du titre est intéressant, d’après nos estimations d’EBE à USD 12.7 md pour 2013. A son cours actuel, l’action ArcelorMittal s’échange, en effet, en-dessous de ses multiples de 2009 (notamment Valeur d’entreprise / Capitaux investis), ce qui nous semble injustifié en raison de l’absence de risque de bilan, et ce quel que soit le scénario économique que nous appliquons. Dans le secteur de l’acier, ArcelorMittal offre toujours le meilleur rapport risque / rentabilité. Objectif de cours de EUR 23.00 (sortie de la Sélection de Valeurs, en raison d’une approche plus prudente)
RICHEMONT occupe la position de numéro 2 mondial du secteur du luxe derrière LVMH. Le groupe réalise près de 90% de son chiffre d’affaires avec un portefeuille de marques haut de gamme dans les domaines de la joaillerie (50% du CA 2010/11, avec les marques Cartier et Van Cleef & Arpels), de l’horlogerie (26%, avec les marques Baume & Mercier, Vacheron Constantin, Jaeger Lecoultre, IWC, Piaget, Officine Panerai…) et des instruments d’écriture (10%, avec Montblanc et Montegrappa). Le portefeuille d’activités de Richemont comprend également les marques Alfred Dunhill, Lancel, Chloé, Shanghai Tang et le fabricant d’armes à feux de luxe Purdey. En avril 2010, le groupe a racheté l’enseigne internet anglo-saxonne de mode, Net-A-Porter, qui regroupe près de 300 grandes marques distribuées dans 170 pays.1 EDENRED est issu de la scission des deux activités de Accor : l’hôtellerie et les services. Cette nouvelle entité est le leader mondial des titres de services prépayés (volume d’émission de EUR 12.4 md en 2009, part de marché de 10%), devant Sodexo. L’activité de Edenred se répartit entre 1) les avantages aux salariés et aux citoyens (part de marché de 33%) : les principaux produits sont les tickets pour la restauration, la garde d’enfants ou encore le transport (88% du volume d’émission en 2009), 2) les services prépayés contribuant à la performance des organisations (12%) : ce marché, beaucoup plus fragmenté, regroupe la gestion des frais professionnels ou les titres de cadeaux. Le groupe est présent dans 40 pays et principalement au Brésil (24% du volume d’émission), en France (21%) et en Italie (15%). |
| SWATCH GROUP dispose d’un certain nombre d’atouts qui devraient lui permettre de se démarquer de ses concurrents en termes de résultats (croissance organique du CA de 13.5%/an en moyenne sur 2011/13E, progression de 200 pb de la Mop d’ici 2013E, à 25.5%) : 1) un portefeuille de marques prestigieuses et complémentaires, couvrant tous les segments de marché et de prix, 2) une exposition solide à la clientèle des marchés à fort potentiel de croissance (33% du CA total réalisé en Chine, 6% dans le reste de l’Asie, 11% au Moyen-Orient), et 3) l’intensification progressive de son propre réseau de distribution par l’exploitation de magasins en nom propre (meilleur contrôle de l’image des marques du groupe, amélioration de la marge par montre vendue), le commerce de détail ayant vocation à représenter 30% du CA à moyen terme (vs seulement 15% actuellement), selon les objectifs fixés par le groupe. - A cela s’ajoute la position de quasi-monopole du groupe dans le secteur de la production des mouvements (70% du marché mondial) et des composants horlogers, qui lui confère un avantage concurrentiel certain par rapport à ses concurrents. En plus de garantir la solidité et la crédibilité de chacune des marques du groupe, ce haut degré de verticalité de la production constitue une barrière à l’entrée efficace, qui devrait prochainement se matérialiser encore davantage avec la décision de l’horloger suisse de cesser à terme d’approvisionner les marques tierces, les forçant de fait à investir rapidement et massivement dans leur propre capacité de production. – La solidité de la structure financière de Swatch Group (trésorerie nette de CHF 2.7 md E à fin 2011, CHF 3.2 md E à fin 2012) devrait lui laisser une marge de manœuvre confortable pour procéder à d’éventuelles acquisitions. - Le titre présente un potentiel de valorisation attractif par rapport aux concurrents |
| La publication récente de plusieurs indicateurs utilisés pour l’indexation annuelle des loyers fournit une bonne visibilité sur nos estimations de cash-flow par action, ce qui renforce notre prévision d’un dividende de EUR 8.00 par action au titre de 2011E, soit un rendement de 6.3%. L’indexation devrait également impacter l’actif triple net réévalué (3NAV) dès fin 2011 et conduire à un 3NAV de EUR 127 par action en 2012E. Par ailleurs, nous pensons que le groupe dispose d’un excellent accès au financement pour profiter des cessions d’actifs en difficulté en 2012. Opinion positive maintenue. Objectif de cours de EUR 150.00. |
Je vous donne rendez-vous au 31 janvier 2012 et vous présente tous mes vœux pour 2012.
Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de Crédit Agricole SA ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.







